J'expose !!!
Bonsoir,
Un petit coucou (vite fait) pour vous annoncer que je serai présente aux "Artisanales du savoir-faire" de Coutras du 29 novembre au 11 décembre de 9h à 12h et de 14h à 17h, dimanches 4 et 11 décembre de 15h à 18h: ce soir, le vernissage s'est parfaitement déroulé, accueil charmant, visiteurs agréables et dames de tous âges, généreuses en compliments!! Cela fait du bien encore merci, merci, merci !!!)
Vous trouverez mon stand, en face de celui de Katia, "La pate de Kat". Des chapeaux, des manteaux, des sacs, des robes... vous y attendent ... ils se sont parés de leurs plus belles couleurs et de leur petite histoire sur un coin de l'étiquette!
Merci de votre visite et à bientôt... peut-être sur l'expo, qui sait?
"Le Tambourin"
Bonjour,
Après avoir lavé mes pinceaux, après avoir rangé mes lectures d'été, je reviens pour vous présenter un nouveau sac. Les uns le qualifient d'ethnique, les autres de troubadour, voici mon "Tambourin":
La petite histoire...
Il était une fois un très vieux et très grand château...
Prenant de l'âge, la vieille bâtisse prenait également l'eau!!
Tornades après orages, ne suffisaient plus les seaux!
Tapis de mages, salis, mouillés par les flots...
(C'est là que j'interviens)
Déménagés, roulés, déportés, remballés, ils semblaient provenir plutôt de la cour des miracles que du palais des mille et une nuits! Seuls quelques passionnés, quelques mordus du travail artisanal (comme moi) pouvaient encore s'extasier devant leurs couleurs fanées, et leur trouver une certaine noblesse.
En effet, ces véritables tapis d'orient, en laine, noués à la main, avaient beaucoup souffert et certains ont fini leur lente décomposition en déchetterie, enroulés sur eux-même, abritant au mieux quelques fourmis opportunistes. L'un d'eux, très abîmé sur toute la longueur, montrait de larges plaies sombres et nauséabondes. Il fallait stopper, au plus vite, la gangrène qui le rongeait. Et si l'on ne pouvait pas sauver le tapis entier, on sauverait des bouts de tapis et c'est ce qui arriva. Il était hors de question pour moi de laisser pourrir ce trésor aux mille noeuds, au savoir-faire ancestral, mais au contraire d'honorer le travail de ces tisseuses anonymes, qui avaient passé des mois, penchées sur ces ouvrages.
Les tapis ont donc été lavés, shampouinés, séchés au soleil, dans l'herbe, aux heures les plus chaudes de l'été. Les couleurs vives sont réapparues, et les odeurs bestiales se sont évanouies. L'un d'eux, a légèrement déteint et fait aujourd'hui le bonheur des pieds nus des enfants, dans la cabane du grenier. Deux autres estropiés, coupés en deux, couleront des heures douces sous la verrière. Là, aux premiers jours du printemps, ils réchaufferont leur vieille laine et feront exploser leurs rouges, leurs bleus, leurs marrons... Et avec les restes... (j'ai récupéré ce que j'ai pu), j'ai taillé des sacs.
Pour "Tambourin", l'idée était de confectionner un sac tout rond. J'ai alors récupéré ce motif en forme d'écusson ou de vase (tout dépend du sens dans lequel on le regarde . Les moisissures assez dispersées ne m'ont pas donné le choix pour la découpe, ce qui explique que le motif ne soit pas tout à fait centré, cela a son charme!
La difficulté fut de coudre deux morceaux de tapis l'un sur l'autre, l'espace entre la table et le pied de biche de ma machine à coudre étant trop étroit. J'ai dû me résoudre à assembler tous les morceaux du sac à la main, un travail long et fatiguant pour les doigts (une vingtaine d'heures au total) à la hauteur du travail minutieux de celles qui avaient tissé le tapis. Finalement tout cela coulait de source, et l'idée d'un sac entièrement manufacturé me plaisait bien. Le problème majeur était d'assembler les morceaux surfilés ou sur lesquels les noeuds de laine étaient arrêtés. L'astuce fut de ganser chaque morceau (à la main!!!) et de les attacher les uns aux autres par de larges points de croix en laine (Cela va de soi! On reste dans les mêmes matières!). L'anse dont je suis particulièrement fière, est confectionnée sur ce principe. De plus, ces croix de couleur rappellent assez bien les cordes utilisées pour coudre les peaux des instruments de musique, à l'image du tambourin. Quelques sequins, en bordure, viennent donner une note orientale et musicale à l'ensemble.
J'ai volontairement décidé de ne pas doubler mon "Tambourin" car je voulais garder visibles les noeuds dedans. En effet le spectacle est aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur du sac.
Je suis déjà dans la fabrication d'un nouveau sac, lui aussi taillé dans un des tapis d'orient récupérés. Il aura plutôt la forme d'une valisette ou d'un cartable (rentrée scolaire oblige!!), il fera l'objet du prochain post, à très bientôt.
Le hamac
Bonjour,
Après une petite semaine de travail... à retrouver les gestes pour effectuer les noeuds de macramé (gestes que j'avais appris au collège en E.M.T, Éducation Manuelle et Technique, le bon vieux temps, où l'on nous initiait à la cuisine, à la couture, à la reliure et même à la ferronnerie!!! Technique que je n'ai pas oubliée et qui a produit l'admiration non dissimulée de mes propres enfants collégiens: "Oh! tu sais faire ça maman!!" Mais que leur apprend-on aujourd'hui? 100 m de ganse de coton et + de 80 m de corde)
Après une petite semaine de travail... à réfléchir sur la solidité de l'ensemble, à observer scrupuleusement les hamacs vendus dans le commerce et à comprendre leur propre système, et donc à réfléchir au choix des coutures et du fil à utiliser (+ de 300 m de fil super résistant)
Après une petite semaine de travail... à plier, plisser, retourner le tissu cousu en double (264 cm x 142 cm), à m'inquiéter sur la méthode à suivre pour assembler les morceaux, surtout ceux tressés avec les bois, comment les coudre à la partie centrale en les faisant glisser sous l'arche de la machine à coudre? La solution: m'aider du dossier de ma chaise comme d'un appui, assise inconfortablement, en travers et armée de patience!!
Donc, après une petite semaine de tout ceci... je suis très fière de vous montrer le résultat.Tel un berceau de toile rayée où il fait bon se lover l'été, tel un vaisseau aérien, m'emportant vers des songes lointains, voici mon hamac aux couleurs du ciel de ce mois de juillet:
Égrener des heures paresseuses,
Balancer son humeur capricieuse,
Dans de longues rayures matelas,
D'un rideau de pluie suspendu, à plat,
Par des noeuds de corde, des jours de coton,
Dans le gris des nuages, sur nous, en aplomb.
Mais après l'averse de juillet, vient le beau temps,
Et dans cette coque de toile ballottée par le vent,
J'irai vers les rêves d'une sieste ensoleillée,
Quand reviendra, enfin, la chaleur de l'été!
A bientôt, je crois en effet, que le soleil parti en vacances, lui aussi, revient à nouveau... Bonnes vacances à tous.
Mitaines d'été
Bonjour,
Voici des bouts de fronces restant de ma robe "Falbala Joséphine"; Ses arabesques fleuries ont couru sur mes mains et enlacé mes doigts pour former deux poignets précieux, deux mitaines d'été:
Du soleil en bouquets,
Des nids d'abeilles,
Des fleurs à croquets,
Bleuets, citronnelle,
Des roses carmen,
Des lys, des camélias,
Voici les gants sans doigt
D'une élégante au jardin.
A bientôt.
Ma falbala Joséphine
Bonjour,
Je vous présente en avant première, une robe gorgée de soleil, prête à fêter le premier jour de l'été, la musique et le départ à la retraite de mon papa adoptif de profession, mon Michel!.
La petite histoire...
Je l'ai trouvée dans un magasin de l'enseigne M - - , une chaîne de vêtements bons marché, dont le nom est en trois lettres et peut être lu dans les deux sens. C'est le tissu coloré et chaleureux, un peu bohème, qui m'a attiré. Cependant, la forme de la robe ne me plaisait pas du tout: Comme souvent on en trouve aujourd'hui, elle avait des bretelles (au grand désarroi de celles, qui comme moi, cherchent à dissimuler des bras qui ont perdu leur tonicité!!!) des bretelles donc, très fines style soutient-gorge, fixées sur une bande extra-large, très froncée, dans laquelle pouvait se loger une poitrine monumentale. La générosité de ce plastron était disproportionnée par rapport à la finesse des bretelles. Vu le prix modique de la robe, j'en ai acheté deux pour m'en faire une, à mon goût et à ma taille!!
J'ai coupé ces bretelles minuscules et je l'ai ai réutilisées en lies croisées sur le décolleté, nouées dans le cou. J'y ai enfilé des perles assorties aux couleurs de la robes pour la finition.
J'ai découpé les bandes froncées (destinées à loger la poitrine) sur les deux robes. Elles étaient décorées de sorte de nids d'abeilles (orientales les abeilles!). Je voulais conserver ces deux parties symétriques et marquantes des robes initiales. En les cousant bout à bout j'ai obtenu un joli empiècement travaillé et froncé qui pouvait couvrir les épaules (enfin!!). Il suffisait de le coudre sur le bas de la robe laissé intact.
Sur le devant je n'ai pas cousu les deux morceaux entièrement, laissant une fente sexy et assumée! Au départ, les lies-bretelles devaient fermer cette fente par un joli noeud . Et à l'essayage, comme ces lies me gênaient, je les ai machinalement jetées dans le dos du mannequin et c'est là que je me suis rendue compte que ce jeté croisé sur le bas de la gorge était du plus bel effet. Souvent les choses se mettent en place d'elles-mêmes et j'adore me laisser guider par elles, sans résistance. Il suffit d'écouter ce qu'elles ont à nous dire. D'ailleurs, entre nous, le noeud aurait fait "cucu la praline" comme disait ma grand-mère.
J'ai ensuite doublé la robe avec le corps de la seconde, pour la rendre opaque, ce qui m'évitera de la porter avec une combinaison, cet été!
A la fois d'impression orientale et d'inspiration 1er empire, elle est un compromis réussi entre Falbala et Joséphine!
Les photos sont prises dans mon potager (j'adore les dégradés de verts qui explosent en cette saison, entre courgettes et maïs). Je suis super fière de ce jardin qui m'a demandé de longues heures de travail prises sur mes heures de couture!! Je vous en montre un petit peu plus:
Et dans ce petit Eden, il ne manquait plus qu'une nouvelle recrue, une apprentie jardinière.... Voici notre coqueluche, celle à qui on pardonne presque tout, même les trous creusés sur la ligne des haricots!! Voici notre petite croisée braque de 4 mois "Galla":
A bientôt
Séance d'habillage!
Bonjour,
Laissez-moi vous présenter, étape après étape, le travail que m'a commandé mon collègue Philippe: la restauration d'un abat-jour plissé, des années 40 environ, qu'il avait sauvé du déménagement d'une de ses aïeules d'Amérique me semble-t-il. Ce fut un travail long et intéressant qui m'obligea à réfléchir sur la chronologie des étapes, à inventer des aiguilles tordues pour coudre à la main, à des endroits inaccessibles (haut et bas du châssis), à calculer et à mesurer la largeur de chaque plis pour que le tout soit régulier et harmonieux! Plusieurs mois furent nécessaires, pas à la suite bien-sûr mais avec des poses plus ou moins longues suivant le problème à résoudre et le découragement ressenti. Comme le dit la fable du lion et du rat:"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage!"
Après avoir débarrassé l'abat-jour de ses haillons et observé les moindres détails à re-exécuter, je me suis inspirée de ses guenilles pour fabriquer le patron du premier jupon:
Un premier jupon comme ceux qui habillaient les pucelles préparées pour le jour de leurs noces, une sous-jupe, formée de quatre morceaux, simple, presque austère et bien tendue aux armatures, pour constituer un dernier rempart à tout élan trop vif, à tout éclair trop lumineux!
Un premier jupon bien ajusté et cousu main pour marquer la taille de guêpe de ce corset original:
Puis, ce fut au tour d'un deuxième jupon de se superposer, plus chaleureux et plus raffiné, un véritable tutu de mousseline, constitué de nombreux petits plis évasés comme autant de rayons de soleil.
La difficulté fut de le fixer régulièrement sur le corset... Ce fut un abat-jour "tiré à quatre... non à cent soixante-dix épingles", quatre-vingt-cinq plis obligent!
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage!" Comptage des plis et recomptage des plis!!
Puis le miracle survint ou mes calculs tombèrent justes ou les deux à la fois, la superposition des deux jupons était en place, un biais large et uni finirait le tout, en formant deux ceintures, une en haut...
... l'autre en bas, toutes deux cousues à l'aiguille tordue, car si les points devaient être invisibles de l'extérieur, ils devaient aussi le rester à l'intérieur, aucune marque n'était autorisée sur la sous-jupe tendue!
La belle ainsi parée n'avait plus qu'à ... (si ce n'est prendre) trouver son pied:
Un tutu de mousseline, un plissé de jouvencelle,
Des points de chat, des pas en croix,
Une invitation au bal, une danse du bout des pointes...
Je parie que ce matin, une future princesse d'Angleterre, (Kate pour ne pas la nommer), a dû subir l'une de ces séances d'habillage que l'on n'oublie jamais, j'espère que sa séance d'habillage comportait moins d'épingles et de pièces ficelées... Good luck!
A bientôt.
En avril, ne te découvre pas d'un fil...
Bonjour,
Voici la suite de la collection "Sirène" ou l'art de découper deux tenues dans une:
La petite histoire...
Reprenons la tenue "sirène" d'origine, cette longue robe droite des années 70 ou plutôt ce qu'il en restait après la découpe tranversale sans appel du post précédent!
Coupée en deux, il ne restait plus que son corsage : J'ai décousu les boutons ou plutôt cueilli les fleurs en strass sur la patte de devant, ceci a permis d'ouvrir le devant pour en faire une jolie veste courte. Mais la surprise se trouve dans le dos, j'y ai laissé, en effet, la fermeture-éclair (par manque de courage, c'est certain, par facilité, sans doute, mais surtout par originalité!!!) A-t-on déjà vu une veste (par définition ouverte devant) avec une fermeture dans le dos!
J'adore ses motifs utilisés dans une symétrie presque parfaite. Petite anecdote: Tel un miroir aux alouettes, elle attire par son tissage brillant... les abeilles! Elles m'ont chassée de la terrasse où je m'étais installée pour coudre l'ourlet! C'est donc une veste pour briller en soirée, mais à éviter de porter dans le jardin!
N'empêche qu'elle va super bien avec la robe "Luciole" (postée le 16/7/10), pas étonnant, il s'agit de conjuguaison d'effets lumineux...
A bientôt.
Sirène d'avril
Bonjour,
En ce jour de poisson d'avril, voici une tenue de "sirène", non sans blague!!
La petite histoire...
Si vous vous souvenez bien, la tenue "sirène" était une longue robe droite des années 70. Elle était confectionnée dans un tissage souple et très brillant, typique de ces années-là, faisant penser à des écailles de poisson. Les motifs étaient inspirés des plumes de paon! Elle ressemblait à ... (excusez ce montage photos, mais la robe dans son intégralité n'existe plus):
Après de longues heures d'hésitation sur le bien fondé de mon geste irréparable, je l'ai coupée en deux au niveau de la taille et je me suis occupée du bas qui formait une jupe intéressante. Une fois raccourcie et ajustée (ainsi que sa doublure), je l'ai adaptée à un corsage (que j'avais récupéré sur une robe très kitch des années 80 dont la jupe toute simple, en jersey violine ne présentait aucun intérêt) pour en faire un ensemble cocktail, brillant, féminin et original.
Le corsage tout en broderies et dentelles de tulle a nécessité de longues heures de restauration et d'arrêt de fil mais voilà comment avec un haut des années 70 et un bas des années 80, on invente une robe magnifique du 21ème siècle!
Mais qu'ai-je fait avec le haut de la robe initiale? Réponse au prochain post!!
A bientôt.
Un petit tour par ici!
Bonjour,
Un petit tour par ici,
... juste pour vous donner la réponse au post précédent:
Ces six jeunes femmes posent devant la vitrine du célèbre magasin Kodak, encore une histoire d'appareils photos!! Dans la vitrine, trônent des modèles ultra-modernes ... pour l'époque!
La photo de novembre s'intitule: "Les catherinettes", cela ne s'invente pas!
Un petit tour par ici
... juste pour vous souhaiter de bonnes vacances si c'est le cas, puissiez-vous plein de jolies choses...
Autre époque, autre support d'images, en tous cas c'est mon coup de coeur du moment,
A bientôt!
Une bien jolie rencontre
Bonjour,
On peut critiquer tant que l'on voudra internet et ses débordements, il permet aussi, parfois, de créer des liens insoupçonnés, impossibles à imaginer autrement. C'est ce qu'il m'est arrivé.
Vous vous souvenez sans doute du post du 11/01/11 dans lequel je présentais un chapeau des années 20. Je lui avais donné le nom de "Montmartre, les années folles" et pour illustrer cet article, j'avais publié des photos de cette époque montrant des personnages chapeautés (bien sûr) posant au bas des escaliers de la célèbre butte, photos en noir et blanc, pleines de charme, prises par le célèbre photographe de Montmartre François Gabriel.
Peu après la parution de ce post, sa petite fille Hélène m'a contactée pour exprimer son émotion à voir des photos de son grand-père encore publiées aujourd'hui. Et elle m'a fait la surprise de m'envoyer deux autres clichés pris par son aïeul. Elle pensait que la première m'intéresserait pour la forme du chapeau et du sac, elle ne s'est pas trompée, regardez plutôt, des merveilles:
Elle a été prise dans le square du Sacré Coeur en 1919.
La deuxième appartient à la collection privée de D. Lacroix, c'est une splendeur tant au niveau des détails des tenues vestimentaires que dans les poses des jeunes-femmes, et l'ambiance qu'elle dégage. Je l'adore, visez un peu les chaussures:
Mais devant quelle vitrine posent-elles? D'après vous, quel titre a été donné à cette photo? Un indice... Ces demoiselles retiennent leurs manteaux fermés, donc il y a du vent, le trottoir luit entre deux averses, la photo a été prise en novembre!
A vous de trouver! J'attends vos propositions.
A bientôt.

























































